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mercredi 24 décembre 2014

Formation des agents de la FOSEP:évolution des préparatifs de 2015 face au sommeil de l'opposition



                            

L’élection présidentielle censée se tenir en 2015 approche à grands pas et les efforts sont consentis pour réussir le pari d’un scrutin libre et apaisé. Dans cette perspective le dispositif sécuritaire se met peu à peu en branle avec  une formation de 200 agents de la Force de Sécurité Election Présidentielle 2015 (FOSEP). Depuis quelques années le Togo est habitué à mettre sur pied une force destinée à sécuriser les élections. Ce fut le cas aux législatives de 2013 qui ont été encadrées par une force de 6500 éléments. Pour le scrutin de 2015 la tradition sera respectée.


La formation des 200 agents a commencé le mardi 16 décembre. Ils doivent être instruits sur les règles de bonne conduite pendant le processus électoral, le code électoral, les droits de l’homme et le droit international humanitaire. Les agents formés seront appelés à former à leur tour d’autres agents de la FOSEP qui comptera près de 7800 éléments.

Financée par une subvention du PNUD à hauteur de 110 millions de F.CFA, la formation connait l’implication d’autres partenaires: HCDH, Comité international de la Croix Rouge (CICR), la fondation Hanns Seidel. Le ministre de la sécurité Yark Damehane au moment d’ouvrir les travaux n’a pas manqué de rappeler les enjeux importants de la formation pour le pays en ce qui concerne la garantie de la tranquillité publique en période électorale.


« Il est bien vrai que cette mission qui nous est assignée n’est pas nouvelle, toutefois nous devons garder à l’esprit que l’élection comporte des enjeux nouveaux et constitue un défi majeur. Nous avons le devoir de tout mettre en œuvre pour garantir la tranquillité et la quiétude auxquels aspirent tous les acteurs impliqués…», a-t-il souligné.


En réalité la FOSEP sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère de la sécurité, la FOSEP 2015 devra prendre les mesures nécessaires au maintien de l’ordre public avant, pendant et après les opérations de vote. Elle sera commandée par le commissaire divisionnaire de police Koudouovoh Teko Mawuli, directeur général de la police nationale.

Selon le délai constitutionnel la présidentielle doit avoir lieu à la fin du premier trimestre 2015. Mais bien avant d’arrêter une date, il y a bien d’étapes à franchir dans la préparation du scrutin. Pour l’heure aucune date n’a été fixée pour la tenue du scrutin. Tout de même il faut dire que le processus électoral se prépare minutieusement. Lentement mais surement, nous évoluons vers le scrutin tant attendu qui fait déjà grincer des dents dans l’opposition désemparée par la cascade de défections.
Cette formation organisée avec le concours de la CENI est un pas de plus vers la présidentielle de 2015. L’opposition qui à quelques mois du scrutin perd du temps et de l’énergie dans les marches stériles et polémiques inutiles doit comprendre que la mise en place de la FOSEP est un signal indiquant l’évolution des préparatifs.

Jusqu’alors l’opposition focalise son attention sur les réformes et oublie de mobiliser ses électeurs pour leur participation au vote. Comme elle en a l’habitude elle s’enferme dans une logique de contestation qui démobilise ses électeurs à la veille du scrutin. Ne dit-on pas que qui veut voyager ménage sa monture ? Ces leaders égoïstes de l’opposition feraient donc mieux de se préparer au scrutin à venir, ne serait ce pour limiter les dégâts.

lundi 22 septembre 2014

Le haut conseil pour la mer, un modèle pour le golfe de Guinée



 

Une initiative prise le jeudi 18 septembre par le chef de l’Etat togolais a conféré au Togo une stature de modèle en matière de sécurité maritime. Il s’agit de la création du Haut conseil pour la Mer qui a tenu sa première réunion sous l’égide du président Faure Gnassingbé dans les locaux de la présidence. Cette institution traduit une volonté politique de lutter efficacement contre les actes criminels, notamment la piraterie maritime dans les eaux togolaises et celles du Golfe de Guinée.
Cette réunion qui a rassemblé les acteurs concernés par la lutte contre la piraterie maritime a permis de prendre des dispositions pour relever les défis qui s’imposent dans la sécurité maritime. D’après les déclarations du chef de l’État la mise en place du Haut conseil pour la mer est le fruit de réflexions et discussions au niveau international au sujet de ce fléau qui sévit dans le Golfe de Guinée.

« Moi-même au cours d’une visite en France j’ai poursuivi les discussions avec les responsables politiques français chargés de cette lutte. Donc c’est la somme de toutes ces actions qui nous ont amené à organiser notre lutte en mer. » a-t-il affirmé lors de la réunion.

Il faut dire que la piraterie maritime a pris de l’ampleur dans le Golfe de Guinée et perturbe sérieusement les activités économiques.      
 Les enquêtes du Bureau Maritime International démontrent que malgré le recul d’attaques dans les eaux somaliennes, les actes de piraterie ne cessent de monter en flèche dans le golfe de Guinée. En réalité 966 marins ont été victimes d'attaques en mer dans le golfe de Guinée en 2012, contre 861 au large de la Somalie. Les statistiques du Bureau Maritime International font état, pour la première fois,  du dépassement des actes de pirateries de la zone ouest-africaine par rapport au très surveillé bassin somalien. Le Bureau Maritime International recensait en septembre 2013, plus de 40 attaques en Afrique de l’Ouest, et sept navires pris en otage sur un total de dix dans le monde.
De plus ce fléau qui touche le golfe de Guinée est un problème économique qui interpelle la communauté internationale puisqu’il s’agit d’une importante région d’exportation des matières premières : 40% des importations de pétrole et 6 % des importations de gaz pour l’Union Européenne proviennent de cette région.
D’où la nécessité pour les Etats concernés d’organiser la lutte dans une approche sous régionale. Les pays du golfe de Guinée ont intérêt à coordonner leur action s’ils veulent éradiquer le phénomène. C’est d’ailleurs ce que le président Faure a rappelé en ces termes :
 « au-delà de cette action nationale il faut que nous ayons une meilleure coopération sous-régionale entre les pays afin que si un navire est attaqué dans les eaux togolaises les malfrats ne puissent pas trouver refuge dans un autre pays et échapper aux forces de l’ordre. Nous voulons continuer à lutter contre les menaces que connaissent les pays à façade maritime dans le golfe de Guinée ».
Bien avant la création du haut conseil pour la mer, le gouvernement avait pris d’autres dispositions pour protéger le territoire maritime togolais. Un centre de surveillance maritime créé en 2007 surveille les eaux territoriales et une partie de la zone économique exclusive. L’Etat a commandé sur fonds propres deux patrouilleurs dont l’un fut livré en avril dernier.
Ces efforts qui s’inscrivent dans une dynamique avant-gardiste ont peut être motivé l’Union Africaine à choisir le Togo pour l’organisation d’un sommet sur la piraterie maritime prévu en octobre prochain. L’engagement du Togo est sans doute un exemple à suivre pour l’ensemble du golfe de Guinée.