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vendredi 19 décembre 2014

Le Togo en marche sous Faure Gnassingbé:faire du Togo une des plus belles réussites africaines


                                  

Cela fait quelques années déjà que le Togo, sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, s’est engagé dans le processus de réalisation de programmes de développement dans la  perspective de relance et de croissance de son économie. Ces différents projets de développement connaissent aujourd’hui des résultats non négligeables qui témoignent d’un début d’assainissement des finances publiques et l’évolution vers la croissance. C’est dire que le Togo est en marche. Fort de la dynamique, le ministère de l’économie et des finances lance une campagne de communication sur la réussite des réformes entreprises au Togo. L’objectif est de présenter de manière exhaustive les progrès réalisés par le pays depuis 10 ans.

lundi 24 novembre 2014

Quelles chances pour la proposition de loi de l'opposition?




L’actualité politique de la dernière semaine a été marquée par les manifestations publiques sur la question des réformes constitutionnelles. Par la marche du 21 novembre l’opposition a tenté de porter le débat dans la rue alors que seul le parlement tient lieu de cadre constitutionnel pour ces réformes. Cet article s’intéresse à la dernière démarche de l’opposition en vue des réformes, c'est-à-dire la proposition de loi constitutionnelle soumise au président de l’assemblée nationale.

jeudi 20 novembre 2014

La Muctam, l'espoir d'une nouvelle vie pour les zémidjans



 

Le secteur des transports publics au Togo fait face à un foisonnement de taxi motos communément appelés zémidjan. Les zémidjans qui sont apparus à la faveur de la grève générale dans les années 90 se sont imposé dans le secteur à travers tout le pays. Malgré leur utilité pour le transport des citoyens, ces zémidjans vivent une précarité à laquelle le gouvernement a apporté un début de solution  à travers la MUCTAM (Mutuelle des Conducteurs de Taxi moto).

samedi 8 novembre 2014

Jean Pierre Fabre, un pseudo candidat unique




Depuis le 31 octobre dernier, le fameux conclave de l’opposition amputé du CAR et d’ADDI a trouvé son candidat qui n’est autre que Jean Pierre Fabre de l’ANC. Le choix porté sur Fabre était prévisible dès lors que l’intéressé revendiquait à tue tête sur les médias la candidature unique dont il disait remplir les critères. Mais peut-on parler de candidat « unique » face aux tensions qui agitent cette opposition ?
Le conclave qui a abouti à ce choix réunit le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition Arc-en-ciel. Porté à la tête des deux regroupements Jean Pierre Fabre ne peut éprouver qu’une joie mesurée parce que le poids de sa candidature est réduit par l’absence du CAR et d’ADDI.
En réalité il n’est pas raisonnable dans la situation actuelle de parler de candidat unique. C’est tout simplement un abus de langage. Au regard des divergences de vue il sera difficile pour J-P Fabre d’obtenir le ralliement des partis qui ont boudé le conclave. L’union que prétendent afficher les partis du conclave est une union apparente et cache mal un profond malaise dans leurs rangs.
La réalité est que cette opposition est incapable de s’engager durablement dans une dynamique unitaire. Le CST et Arc-en-ciel sont tous affectés par une certaine instabilité. Bien avant le conclave le CST a enregistré la défection de certains partis membres : le Parti des Travailleurs de Claude Ameganvi et OBUTS de Kodjo Agbéyomé. Quant à Arc-en-ciel, la désignation de son candidat en l’absence de Tchassona Traore a conduit ce dernier à décider de suspendre sa participation.
Les défections se sont poursuivi dans les deux regroupements pendant le conclave. En désaccord avec les autres sur les priorités du conclave le CAR et ADDI ont à leur tour claqué la porte. Dans de telles conditions, il est difficile de croire aux chances de l’opposition au scrutin de 2015.

Au cours d’une conférence de presse du CAR et d’ADDI au Cesal, le président du CAR Me APEVON a paru survolté en répondant à une question sur les raisons du départ du conclave. Dans son intervention il a reproché à certains de l’avoir vilipendé et traité de vendu à cause de ses opinions contraires à celles de la majorité.
Il a jugé que le conclave avait du mal à accepter le débat d’idées et le droit à la différence. Dénonçant une tendance à imposer une pensée unique à tout le conclave il fait exploser son ras le bol en ces termes : 
« nous n’accepterons pas ce diktat ».

Aujourd’hui le CAR et ADDI sollicitent le soutien de l’opposition parlementaire à leur proposition de loi sur les réformes constitutionnelles. Pour être recevable la proposition doit être signée par au moins 19 députés de l’opposition. Reste à savoir si les partis du conclave avec à leur tête J-P Fabre accepteront de soutenir cette initiative ou s’ils préfèrent par orgueil en faire un moyen de règlement de compte.     

lundi 29 septembre 2014

Conférence édifiante sur le bien être social au Togo


vue du panel



Le lundi 22 septembre 2014 le PNUD au Togo a organisé à l’agora Senghor la conférence sur le bien être social. Ce fut un cadre d’échanges sur le thème : « contribution des NTIC et nouveaux médias à la création d’activités socio économiques et la promotion de l’emploi chez les jeunes.
L’évènement s’inscrit dans le cadre du sommet pour le bien être social qui se tient en marge de l’assemblée générale des Nations Unis. 
 A cette occasion les citoyens et acteurs de la société civile dans différents pays se retrouvent pour partager leurs opinions sur les moyens de résoudre les problèmes socio économiques.
Les travaux ont débuté à 9h une fois les membres du panel d’intervenants installés. Il faut dire que pour la circonstance la représentante du PNUD au Togo, Mme Kardiata Lo Ndiaye était accompagnée de trois communicateurs à savoir:
-M. AMOUSSOU, directeur général de l’ANPE
-M. SEMEDO, président de l’association des entreprises au Togo
-M. BATANA, directeur de la société IPNet Experts.
Chacun des deux derniers intervenants cités ci-dessus a fait une présentation édifiante sur l’état du réseau internet au Togo et proposé des solutions pour un véritable développement des TIC au Togo. Ils ont expliqué que le développement socioéconomique passe par celui des TIC qui peuvent influer sur divers secteurs d’activité. Il faut noter qu’il s’en est suivi un débat dense où les uns et les autres ont évoqué les opportunités d’emploi que peuvent trouver les jeunes dans les TIC puis dénoncé le faible niveau de la connexion internet.
Quant au directeur de l’ANPE il n’a pas manqué de relever que l’émergence des TIC est une réalité indéniable qui impacte sur la politique nationale de l’emploi.
Par ailleurs des informations importantes ont été données au sujet des perspectives de l’ANPE. En effet a été récemment pris un décret qui crée la coalition nationale pour l’emploi des jeunes. L’ANPE compte organiser prochainement des concours et salons pour les métiers des TIC. Elle envisage installer des plateformes d’orientation scolaire dans certaines villes de l’intérieur. Enfin d’autres projets sont dans l’agenda de l’ANPE notamment la mise en place d’un incubateur pour les femmes et jeunes filles et d’un programme d’accompagnement des entrepreneurs en TIC.        
      

lundi 22 septembre 2014

Vision Togo 2030: ce que j'en pense




Depuis le lancement de l’étude prospective Vision Togo 2030 tous les togolais sont invités à exprimer leur vision pour le pays à l’horizon 2030. Ce programme malgré son caractère inédit est pourtant incompris de certains et sujet à des critiques d’ordre politique. Sans même en analyser l’intérêt certains y voient un instrument de propagande pour le pouvoir en place. Pour ma part je me propose de livrer ici l’opinion que je me fais de la chose.  
Piloté par le Professeur Kako Nubukpo, ministre auprès de la présidence de la république, chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, le programme Vision Togo 2030 est axé sur 4 points à savoir économie et technologie, politique et gouvernance, socioculturel, Démographie et développement humain. Le programme vise à doter le Togo d’une vision prospective.
En réalité ce programme est avant tout un processus participatif parce qu’il permet à chaque citoyen de faire connaitre la façon dont il appréhende la situation de son pays dans 15 ans. Le programme apparait alors comme un creuset qui recèle les visions de tous les togolais sur le futur du pays. On pourrait compter autant de visions pour le Togo que de citoyens puisque le développement d’un pays ne peut être pensé dans un seul sens.
Avec cette approche participative, aucune vision ne peut être prise à la légère. Le programme pourra ainsi permettre de dessiner un plan du développement du Togo qui tienne compte des chocs éventuels et de tous les scénarios possibles.
Le programme a toute sa place dans le contexte socioéconomique que vit le pays aujourd’hui.  Nous faisons face à une croissance accélérée de la population qui s’accompagne naturellement d’une augmentation des besoins sociaux. Or les ressources disponibles ne suffisent pas à couvrir tous les besoins qu’éprouvent les citoyens.
Au regard d’un tel dilemme le Togo ne peut plus se permettre de rester dans une logique de gestion des affaires au jour le jour ou à court terme. Il urge de tourner le dos à la politique de l’autruche. Pour trouver une solution durable aux problèmes qui se posent, il est inévitable de s’orienter vers un plan cohérent à long terme.
Ne dit on pas que « gouverner, c’est prévoir » ? Le programme Vision Togo 2030 traduit donc la volonté de gouverner sur la base de prévisions. Il s’agit d’une philosophie moderne de la gouvernance qui doit être accompagnée. Il est important de savoir que le développement se prépare et se construit.
Pour me donner raison il n’y a pas meilleure affirmation que celle de Gaston Berger cité par le Prof Nubukpo dans un discours :

 "Demain ne sera pas comme hier, il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer".            

    

Le haut conseil pour la mer, un modèle pour le golfe de Guinée



 

Une initiative prise le jeudi 18 septembre par le chef de l’Etat togolais a conféré au Togo une stature de modèle en matière de sécurité maritime. Il s’agit de la création du Haut conseil pour la Mer qui a tenu sa première réunion sous l’égide du président Faure Gnassingbé dans les locaux de la présidence. Cette institution traduit une volonté politique de lutter efficacement contre les actes criminels, notamment la piraterie maritime dans les eaux togolaises et celles du Golfe de Guinée.
Cette réunion qui a rassemblé les acteurs concernés par la lutte contre la piraterie maritime a permis de prendre des dispositions pour relever les défis qui s’imposent dans la sécurité maritime. D’après les déclarations du chef de l’État la mise en place du Haut conseil pour la mer est le fruit de réflexions et discussions au niveau international au sujet de ce fléau qui sévit dans le Golfe de Guinée.

« Moi-même au cours d’une visite en France j’ai poursuivi les discussions avec les responsables politiques français chargés de cette lutte. Donc c’est la somme de toutes ces actions qui nous ont amené à organiser notre lutte en mer. » a-t-il affirmé lors de la réunion.

Il faut dire que la piraterie maritime a pris de l’ampleur dans le Golfe de Guinée et perturbe sérieusement les activités économiques.      
 Les enquêtes du Bureau Maritime International démontrent que malgré le recul d’attaques dans les eaux somaliennes, les actes de piraterie ne cessent de monter en flèche dans le golfe de Guinée. En réalité 966 marins ont été victimes d'attaques en mer dans le golfe de Guinée en 2012, contre 861 au large de la Somalie. Les statistiques du Bureau Maritime International font état, pour la première fois,  du dépassement des actes de pirateries de la zone ouest-africaine par rapport au très surveillé bassin somalien. Le Bureau Maritime International recensait en septembre 2013, plus de 40 attaques en Afrique de l’Ouest, et sept navires pris en otage sur un total de dix dans le monde.
De plus ce fléau qui touche le golfe de Guinée est un problème économique qui interpelle la communauté internationale puisqu’il s’agit d’une importante région d’exportation des matières premières : 40% des importations de pétrole et 6 % des importations de gaz pour l’Union Européenne proviennent de cette région.
D’où la nécessité pour les Etats concernés d’organiser la lutte dans une approche sous régionale. Les pays du golfe de Guinée ont intérêt à coordonner leur action s’ils veulent éradiquer le phénomène. C’est d’ailleurs ce que le président Faure a rappelé en ces termes :
 « au-delà de cette action nationale il faut que nous ayons une meilleure coopération sous-régionale entre les pays afin que si un navire est attaqué dans les eaux togolaises les malfrats ne puissent pas trouver refuge dans un autre pays et échapper aux forces de l’ordre. Nous voulons continuer à lutter contre les menaces que connaissent les pays à façade maritime dans le golfe de Guinée ».
Bien avant la création du haut conseil pour la mer, le gouvernement avait pris d’autres dispositions pour protéger le territoire maritime togolais. Un centre de surveillance maritime créé en 2007 surveille les eaux territoriales et une partie de la zone économique exclusive. L’Etat a commandé sur fonds propres deux patrouilleurs dont l’un fut livré en avril dernier.
Ces efforts qui s’inscrivent dans une dynamique avant-gardiste ont peut être motivé l’Union Africaine à choisir le Togo pour l’organisation d’un sommet sur la piraterie maritime prévu en octobre prochain. L’engagement du Togo est sans doute un exemple à suivre pour l’ensemble du golfe de Guinée.         
      

La loi anti tabac au Togo ou la fin du laxisme



 

Il n’y a plus de vide juridique au Togo en ce qui concerne le commerce et la consommation du tabac. Et pour cause, une loi relative à la production, à la commercialisation et à la consommation du tabac complétée par une loi portant sur le conditionnement et l’étiquetage des produits du tabac et ses dérivés adoptée en 2012 est entrée dans la phase d’application.
Cette loi vient à point nommé puisqu’elle met fin au laxisme dont jouissaient les importateurs et consommateurs. Avec la contrebande on retrouve sur le marché des contrefaçons. De plus, les mineurs pouvaient allègrement se procurer des cigarettes dans les épiceries. Il était donc inconcevable que le commerce du tabac se fasse sans aucune réglementation malgré ses effets sur la santé et la qualité de vie.
La loi interdit l’usage du tabac aux mineurs, dans les entreprises et espaces publics. Elle exige également de mentionner sur les emballages un avertissement relatif aux effets néfastes du produit. Depuis le 1er septembre les nouveaux emballages sont vendus en lieu et place des anciens. On peut y lire des messages comme : «la fumée du tabac provoque les maladies du cœur » « la fumée du tabac nuit gravement à la santé de l’enfant » fumer provoque une mort lente et douloureuse ».  Toute violation est punie d’une peine d’emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 5 à 10 millions de francs.
Pour vulgariser la loi, le gouvernement a lancé en aout une campagne de communication.
 Même si le début d’application semble encourageant il faudrait une vue générale de l’application de la loi sur tout le territoire pour mieux en juger. La mise en application de la loi est un véritable défi et cela nécessite une prise de conscience générale de la population. Une chose est d’établir une règle, une autre est de veiller à son respect dans la société.
Cette nouvelle loi se présente comme une nécessité de nos jours. J’attends tout de même de cette loi qu’elle mette fin à certains comportements comme le fait qu’un mineur se rende dans une boutique pour payer des cigarettes que ce soit pour lui-même ou pour un parent ou encore le fait d’allumer sa cigarette et fumer dans un lieu public tout près d’individus non fumeurs.
 Un changement s’impose parce que tout en respectant le choix des consommateurs, les non fumeurs ont le droit de préserver leur santé.