Après leur désignation par le parlement les membres de la CENI ont passé le rituel de prestation de serment devant la cour constitutionnelle. En voici l'illustration par quelques clichés.
lundi 6 octobre 2014
Le mois du civisme qui sonne la fin de la récréation.
Les valeurs telles que le civisme
et le patriotisme sont primordiales dans la construction d’une nation. Elles
doivent guider tout citoyen et sous tendre les efforts consentis à tous les
niveaux pour un développement durable. Ce sont ces valeurs qui ont permis à
certains pays comme la France et la Grande Bretagne de sauver leurs acquis
pendant la seconde guerre mondiale. Malheureusement au Togo on assiste de plus
en plus à des comportements inciviques.
Il n’est pas rare de voir
certains concitoyens s’adonner à des attitudes irresponsables. Se déplacer à
moto sans casque de protection, rouler en sens inverse, remorquer deux à trois
personnes sur sa moto, jeter un sachet sur la route, abandonner son poste
pendant les heures de travail. Voilà quelques exemples de comportements qui
semblent se banaliser dans notre pays. L’ampleur des mauvaises habitudes chez
la population traduit un manque de conscience civique et de sens de
responsabilité.
A cette allure nous risquons de laisser
émerger toute une génération de citoyens sans repères. D’où la nécessité pour
le gouvernement togolais de prendre le taureau par les cornes.
En lançant donc la première
édition du mois du civisme et de la citoyenneté, le gouvernement par
l’entremise du Premier ministre Ahoomey-Zunu veut siffler la fin de la
récréation.
En effet, ce mois du civisme et
de la citoyenneté placé sous le thème : « citoyen actif et
responsable pour un Togo prospère » s’inscrit dans la suite de la
politique nationale de la formation civique et d’éducation à la citoyenneté
adoptée le 12 juin 2014. C’est ce qu’a confirmé la ministre de la communication
Mme Kouméalo Anaté en affirmant que le gouvernement à travers cette politique
« s’engage à combattre les différentes sources de dérives
comportementales, d’incivisme, et de déficit de citoyenneté ». Cette
dernière a ensuite exhorté les citoyens à cultiver « l’esprit patriotique,
de solidarité, d’intégrité morale » et à respecter « les lois, règles
de sécurité routière, règles de discipline, de politesse et de courtoisie ».
Dans le cadre du mois du civisme
d’importantes décisions ont été prises.
Il sera institué dès le 1er
novembre une journée « Togo propre » chaque premier samedi du mois
car pour Ahoomey-Zunu « le combat pour la salubrité est une
priorité ».
Par ailleurs l’éducation civique
est inscrite au programme de formation des formateurs des écoles normales
d’instituteurs et de professeurs. Sur instructions du chef de l’Etat
l’enseignement de l’éducation civique et morale sera obligatoire dès la rentrée
2014-2015. A cet effet seront fournis aux enseignants des contenus pédagogiques
édités grâce à l’appui financier du PNUD. Le chef de l’Etat a également décidé
de rendre obligatoire la montée des couleurs et l’exécution de l’hymne national
dans tous les établissements d’enseignement.
Notons que ce mois du civisme
sera chargé d’activités : campagnes de sensibilisation sur le civisme dans
toutes les régions du pays, formations des journalistes et artistes sur les
notions de civisme et de citoyenneté, la grande soirée
« citoyenneté » en apothéose le 31 octobre à Kara.
Cette initiative louable qui
suscite l’espoir d’un changement positif ne pourra produire les résultats
escomptés que si les uns et les autres prennent conscience et s’impliquent dans
les efforts recimmandés.
lundi 29 septembre 2014
Retour en images sur la participation togolaise au dernier sommet de l'ONU
Le chef de l'Etat Faure Gnassingbé a pris part la semaine dernière aux travaux de l'Assemblée Générale de l'ONU à New york. Le sommet onusien fut aussi l'occasion pour la délégation togolaise d'entretenir des échanges d'ordre diplomatiques avec ses partenaires. Je vous propose un retour illustré sur le sommet avec quelques clichés.
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| Arrivée du président à New York (photo:republicoftogo.com) |
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| Entretien avec Nicolas Wescott de l'Union Européenne (republicoftogo.com) |
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| Le président avec des dirigeants de l'Union Européenne (photo:republicoftogo.com) |
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| Le président avec son homologue de Namibie (republicoftogo.com) |
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| Discours à la tribune de l'ONU sur le suivi du programme d'action de la conférence internationale sur la population et le développement (republicoftogo.com) |
Conférence édifiante sur le bien être social au Togo
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| vue du panel |
Le lundi 22
septembre 2014 le PNUD au Togo a organisé à l’agora Senghor la conférence sur
le bien être social. Ce fut un cadre d’échanges sur le thème :
« contribution des NTIC et nouveaux médias à la création d’activités socio
économiques et la promotion de l’emploi chez les jeunes.
L’évènement s’inscrit dans le cadre du sommet pour le bien
être social qui se tient en marge de l’assemblée générale des Nations Unis.
A
cette occasion les citoyens et acteurs de la société civile dans différents
pays se retrouvent pour partager leurs opinions sur les moyens de résoudre les
problèmes socio économiques.
Les travaux ont débuté à 9h une fois les membres du panel
d’intervenants installés. Il faut dire que pour la circonstance la
représentante du PNUD au Togo, Mme Kardiata Lo Ndiaye était accompagnée de
trois communicateurs à savoir:
-M. AMOUSSOU, directeur général de l’ANPE
-M. SEMEDO, président de l’association des entreprises au
Togo
-M. BATANA, directeur de la société IPNet Experts.
Chacun des deux derniers intervenants cités ci-dessus a fait
une présentation édifiante sur l’état du réseau internet au Togo et proposé des
solutions pour un véritable développement des TIC au Togo. Ils ont expliqué que
le développement socioéconomique passe par celui des TIC qui peuvent influer
sur divers secteurs d’activité. Il faut noter qu’il s’en est suivi un débat
dense où les uns et les autres ont évoqué les opportunités d’emploi que peuvent
trouver les jeunes dans les TIC puis dénoncé le faible niveau de la connexion internet.
Quant au directeur de l’ANPE il n’a pas manqué de relever que
l’émergence des TIC est une réalité indéniable qui impacte sur la politique
nationale de l’emploi.
Par ailleurs des informations importantes ont été données au
sujet des perspectives de l’ANPE. En effet a été récemment pris un décret qui
crée la coalition nationale pour l’emploi des jeunes. L’ANPE compte organiser
prochainement des concours et salons pour les métiers des TIC. Elle envisage
installer des plateformes d’orientation scolaire dans certaines villes de
l’intérieur. Enfin d’autres projets sont dans l’agenda de l’ANPE notamment la
mise en place d’un incubateur pour les femmes et jeunes filles et d’un
programme d’accompagnement des entrepreneurs en TIC.
lundi 22 septembre 2014
Vision Togo 2030: ce que j'en pense
Depuis le lancement de l’étude prospective Vision Togo 2030
tous les togolais sont invités à exprimer leur vision pour le pays à l’horizon
2030. Ce programme malgré son caractère inédit est pourtant incompris de
certains et sujet à des critiques d’ordre politique. Sans même en analyser
l’intérêt certains y voient un instrument de propagande pour le pouvoir en
place. Pour ma part je me propose de livrer ici l’opinion que je me fais de la
chose.
Piloté par le Professeur Kako Nubukpo, ministre auprès de la
présidence de la république, chargé de la prospective et de l’évaluation des
politiques publiques, le programme Vision Togo 2030 est axé sur 4 points à
savoir économie et technologie, politique et gouvernance, socioculturel,
Démographie et développement humain. Le programme vise à doter le Togo d’une vision prospective.
En réalité ce programme est avant tout un processus
participatif parce qu’il permet à chaque citoyen de faire connaitre la façon
dont il appréhende la situation de son pays dans 15 ans. Le programme apparait
alors comme un creuset qui recèle les visions de tous les togolais sur le futur
du pays. On pourrait compter autant de visions pour le Togo que de citoyens puisque
le développement d’un pays ne peut être pensé dans un seul sens.
Avec cette approche participative, aucune vision ne peut être
prise à la légère. Le programme pourra ainsi permettre de dessiner un plan du
développement du Togo qui tienne compte des chocs éventuels et de tous les
scénarios possibles.
Le programme a toute sa place dans le contexte socioéconomique que vit le pays aujourd’hui. Nous faisons face à une croissance accélérée
de la population qui s’accompagne naturellement d’une augmentation des besoins
sociaux. Or les ressources disponibles ne suffisent pas à couvrir tous les
besoins qu’éprouvent les citoyens.
Au regard d’un tel dilemme le Togo ne peut plus se permettre
de rester dans une logique de gestion des affaires au jour le jour ou à court
terme. Il urge de tourner le dos à la politique de l’autruche. Pour trouver une
solution durable aux problèmes qui se posent, il est inévitable de s’orienter
vers un plan cohérent à long terme.
Ne dit on pas que « gouverner, c’est
prévoir » ? Le programme Vision Togo 2030 traduit donc la volonté de
gouverner sur la base de prévisions. Il s’agit d’une philosophie moderne de la
gouvernance qui doit être accompagnée. Il est important de savoir que le
développement se prépare et se construit.
Pour me donner raison il n’y a pas meilleure affirmation que
celle de Gaston Berger cité par le Prof Nubukpo dans un discours :
"Demain ne sera pas comme hier, il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer".
Le haut conseil pour la mer, un modèle pour le golfe de Guinée
Une initiative prise le jeudi 18 septembre par le chef de
l’Etat togolais a conféré au Togo une stature de modèle en matière de sécurité
maritime. Il s’agit de la création du Haut conseil pour la Mer qui a tenu sa
première réunion sous l’égide du président Faure Gnassingbé dans les locaux de
la présidence. Cette institution traduit une volonté politique de lutter
efficacement contre les actes criminels, notamment la piraterie maritime dans
les eaux togolaises et celles du Golfe de Guinée.
Cette réunion qui a rassemblé les acteurs concernés par la lutte contre la piraterie maritime a permis de prendre des dispositions pour
relever les défis qui s’imposent dans la sécurité maritime. D’après les
déclarations du chef de l’État la mise en place du Haut conseil pour la mer est
le fruit de réflexions et discussions au niveau international au sujet de ce
fléau qui sévit dans le Golfe de Guinée.
« Moi-même au cours d’une visite en France j’ai poursuivi les discussions avec les responsables politiques français chargés de cette lutte. Donc c’est la somme de toutes ces actions qui nous ont amené à organiser notre lutte en mer. » a-t-il affirmé lors de la réunion.
Il faut dire que la piraterie maritime a pris de l’ampleur
dans le Golfe de Guinée et perturbe sérieusement les activités
économiques.
Les enquêtes du Bureau
Maritime International démontrent que malgré le recul d’attaques dans les eaux
somaliennes, les actes de piraterie ne cessent de monter en flèche dans le
golfe de Guinée. En réalité 966 marins ont été victimes d'attaques en mer dans
le golfe de Guinée en 2012, contre 861 au large de la Somalie. Les statistiques
du Bureau Maritime International font état, pour la première fois, du
dépassement des actes de pirateries de la zone ouest-africaine par rapport au
très surveillé bassin somalien. Le Bureau Maritime International recensait en
septembre 2013, plus de 40 attaques en Afrique de l’Ouest, et sept navires pris
en otage sur un total de dix dans le monde.
De plus ce fléau qui touche le golfe de Guinée est un
problème économique qui interpelle la communauté internationale puisqu’il
s’agit d’une importante région d’exportation des matières premières : 40%
des importations de pétrole et 6 % des importations de gaz pour l’Union
Européenne proviennent de cette région.
D’où la nécessité pour les Etats concernés d’organiser la
lutte dans une approche sous régionale. Les pays du golfe de Guinée ont intérêt
à coordonner leur action s’ils veulent éradiquer le phénomène. C’est d’ailleurs
ce que le président Faure a rappelé en ces termes :
« au-delà de cette action nationale il faut que nous ayons une meilleure coopération sous-régionale entre les pays afin que si un navire est attaqué dans les eaux togolaises les malfrats ne puissent pas trouver refuge dans un autre pays et échapper aux forces de l’ordre. Nous voulons continuer à lutter contre les menaces que connaissent les pays à façade maritime dans le golfe de Guinée ».
Bien avant la création du haut conseil pour la mer, le gouvernement
avait pris d’autres dispositions pour protéger le territoire maritime togolais.
Un centre de surveillance maritime créé en 2007 surveille les eaux
territoriales et une partie de la zone économique exclusive. L’Etat a commandé
sur fonds propres deux patrouilleurs dont l’un fut livré en avril dernier.
Ces efforts qui s’inscrivent dans une dynamique
avant-gardiste ont peut être motivé l’Union Africaine à choisir le Togo pour
l’organisation d’un sommet sur la piraterie maritime prévu en octobre prochain.
L’engagement du Togo est sans doute un exemple à suivre pour l’ensemble du
golfe de Guinée.
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