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jeudi 18 décembre 2014

Gerry Tamaa boycotte la marche du 12 décembre,la fracture du CAP 2015 confirmée



Nous évoquions récemment l’exclusion du NET de la coalition arc en ciel et ses conséquences sur les chances électorales du CAP 2015. Pour rappel, Gerry Taama annonçait lors d’une dernière conférence de presse de son parti, que suite à « la revendication faite par le parti sur une répartition inique et non-consensuelle » des sièges des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI), il a été officiellement décidé son exclusion de la coalition arc-en-ciel. Un dernier rebondissement vient confirmer le malaise et le climat de suspicion qui règnent depuis quelques jours au sein de la famille des partis de l’opposition réunis au sein du CAP 2015.

mercredi 17 décembre 2014

Point de presse du 12 décembre:le MJPG a mis les points sur les "i"





En marge de la marche des Organisations Des Droits de l’Homme (ODDH) ce vendredi 12 décembre 2014, le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG) a organisé une conférence de presse. Le message délivré au cours de cette rencontre avec la presse a sonné comme un appel au sérieux pour l’opposition. Les responsables de ce mouvement ont eu l’occasion de défendre leur opinion sur le débat des réformes et affirmer leur soutien à la légalité constitutionnelle.

dimanche 14 décembre 2014

L'exclusion du NET de Gerry Tamaa:les dissensions de l'opposition mises à nu





Dans un récent article je présentais J-P Fabre comme un pseudo candidat unique, à cause du fait que l’union prônée par l’opposition pour l’alternance n’est que de façade. Les derniers faits de l’actualité politique ne font que nous donner raison sur ce point et prouver que l’opposition est loin de parvenir à une synergie concrète. Après le CAR et ADDI, c’est au tour du NET de Gerry Taama de se rendre à l’évidence.

lundi 24 novembre 2014

Quelles chances pour la proposition de loi de l'opposition?




L’actualité politique de la dernière semaine a été marquée par les manifestations publiques sur la question des réformes constitutionnelles. Par la marche du 21 novembre l’opposition a tenté de porter le débat dans la rue alors que seul le parlement tient lieu de cadre constitutionnel pour ces réformes. Cet article s’intéresse à la dernière démarche de l’opposition en vue des réformes, c'est-à-dire la proposition de loi constitutionnelle soumise au président de l’assemblée nationale.

vendredi 21 novembre 2014

Tentative de révolution, le reve insensé de l'opposition




Les 21 et 28 novembre, parti au pouvoir et opposition verront leurs partisans battre le pavé. D’un coté 8 partis d’opposition regroupés dans le Combat pour l’alternance politique (CAP 2015) qui veulent exiger les réformes constitutionnelles, et de l’autre le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG) ou Majorité silencieuse qui entend manifester pour défendre la légalité constitutionnelle. Mais à cause des intentions subversives inavouées de l’opposition, les forces de l’ordre devront relever le défi du maintien de l’ordre public. 

samedi 8 novembre 2014

Jean Pierre Fabre, un pseudo candidat unique




Depuis le 31 octobre dernier, le fameux conclave de l’opposition amputé du CAR et d’ADDI a trouvé son candidat qui n’est autre que Jean Pierre Fabre de l’ANC. Le choix porté sur Fabre était prévisible dès lors que l’intéressé revendiquait à tue tête sur les médias la candidature unique dont il disait remplir les critères. Mais peut-on parler de candidat « unique » face aux tensions qui agitent cette opposition ?
Le conclave qui a abouti à ce choix réunit le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition Arc-en-ciel. Porté à la tête des deux regroupements Jean Pierre Fabre ne peut éprouver qu’une joie mesurée parce que le poids de sa candidature est réduit par l’absence du CAR et d’ADDI.
En réalité il n’est pas raisonnable dans la situation actuelle de parler de candidat unique. C’est tout simplement un abus de langage. Au regard des divergences de vue il sera difficile pour J-P Fabre d’obtenir le ralliement des partis qui ont boudé le conclave. L’union que prétendent afficher les partis du conclave est une union apparente et cache mal un profond malaise dans leurs rangs.
La réalité est que cette opposition est incapable de s’engager durablement dans une dynamique unitaire. Le CST et Arc-en-ciel sont tous affectés par une certaine instabilité. Bien avant le conclave le CST a enregistré la défection de certains partis membres : le Parti des Travailleurs de Claude Ameganvi et OBUTS de Kodjo Agbéyomé. Quant à Arc-en-ciel, la désignation de son candidat en l’absence de Tchassona Traore a conduit ce dernier à décider de suspendre sa participation.
Les défections se sont poursuivi dans les deux regroupements pendant le conclave. En désaccord avec les autres sur les priorités du conclave le CAR et ADDI ont à leur tour claqué la porte. Dans de telles conditions, il est difficile de croire aux chances de l’opposition au scrutin de 2015.

Au cours d’une conférence de presse du CAR et d’ADDI au Cesal, le président du CAR Me APEVON a paru survolté en répondant à une question sur les raisons du départ du conclave. Dans son intervention il a reproché à certains de l’avoir vilipendé et traité de vendu à cause de ses opinions contraires à celles de la majorité.
Il a jugé que le conclave avait du mal à accepter le débat d’idées et le droit à la différence. Dénonçant une tendance à imposer une pensée unique à tout le conclave il fait exploser son ras le bol en ces termes : 
« nous n’accepterons pas ce diktat ».

Aujourd’hui le CAR et ADDI sollicitent le soutien de l’opposition parlementaire à leur proposition de loi sur les réformes constitutionnelles. Pour être recevable la proposition doit être signée par au moins 19 députés de l’opposition. Reste à savoir si les partis du conclave avec à leur tête J-P Fabre accepteront de soutenir cette initiative ou s’ils préfèrent par orgueil en faire un moyen de règlement de compte.     

vendredi 19 septembre 2014

La CENI constituée, le processus électoral enfin lancé.



 

La nouvelle équipe de la CENI devant organiser le scrutin de 2015 est connu depuis ce mercredi 17 septembre. La désignation des membres qui s’est déroulé non sans difficultés est un pas de plus à saluer même si bien d’efforts restent à fournir pour un scrutin apaisé et transparent.
Cette élection nous la devons au consensus politique car les responsables politiques ont eu la sagesse de mettre de l’eau dans leur vin pour permettre à la nouvelle CENI de voir le jour. En réalité le processus de désignation des nouveaux membres a été secoué par certains désaccords émanant de l’opposition parlementaire.
Le principal point de désaccord était le statut de l’UFC. L’ANC et Arc en ciel ont estimé que l’UFC n’était pas en droit de présenter un candidat à la CENI au titre de l’opposition parlementaire parce que ce parti participe au gouvernement. Le désaccord était tel que les médias ont rapporté de vifs accrochages entre parlementaires de ces partis. Cette brouille parlementaire avait obligé le président de l’assemblée à suspendre les travaux lundi dernier. Heureusement ces partis ont fini par revenir sur leur position. Grâce à l’esprit de consensus des uns et des autres, la fumée blanche a émergé.
Le système démocratique togolais étant encore jeune et fragile, il a besoin de ce consensus pour prendre racine au jour le jour dans notre société.
Il y a lieu de reconnaitre aux responsables togolais le mérite d’avoir fait prévaloir le sens de responsabilité dans un intérêt démocratique. En 2015, notre jeune et fragile démocratie sera encore confrontée à une épreuve de taille : l’élection présidentielle qui à chaque fois nourrit des convoitises. Après l’étape de la composition de la CENI, il reste un long chemin à parcourir pour relever le défi de la transparence électorale en 2015 et ce chemin sera parsemé d’embuches.
Aujourd’hui le processus électoral est enfin enclenché et la CENI doit se mettre au travail au plus vite. Cette dernière devra s’attendre à certaines difficultés dans son travail mais de sa capacité à les surmonter dépendra sa réussite.
On entend déjà des voix s’élever des rangs de l’opposition pour exprimer des critiques diverses. Par exemple CLE, parti de l’opposition extra parlementaire demande la démission d’un des représentants de l’opposition extra-parlementaire au motif qu’il méritait d’avoir un siège à la CENI par rapport au nombre de voix obtenues aux législatives de 2013. Au même moment ANC et Arc en ciel versent dans la polémique au sujet du choix des juges de la cour constitutionnelles. Les députés de ces partis ont  boycotté la séance de vote des membres de la cour pour manifester leur opposition au choix des nouveaux membres.
Ces tergiversations ne sont pas de nature à entraver le processus électoral. Toutefois il convient d’exhorter la CENI à faire preuve de diligence et d’abnégation dans la lourde tache qui lui est confiée. C’est à ce prix que notre pays pourra relever le défi de la transparence électorale en 2015.  

vendredi 12 septembre 2014

Du rififi autour de la légitimité de la CENI




Pour leur dernière sortie médiatique le CST et la coalition Arc en ciel ont soulevé au sujet du travail de la CENI actuelle une polémique dont l’opportunité peut être mise en doute.

En réalité le mercredi 27 aout les deux entités ont tenu une conférence de presse portant sur la préparation du scrutin présidentiel de 2015. Parmi les représentants se trouvaient Me Zeus Ajavon, Jean-Pierre Fabre, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, Me Dodzi Apevon, Gerry Tamaa et Abass Kaboua. Ces derniers se sont employé à remettre en cause la légitimité de la CENI telle que composée.
A travers une déclaration publique ils parlent d’une « immixtion intempestive » du ministre de l’administration territoriale Gilbert Bawara dans le travail de la CENI, demandent la suspension des activités de la CENI ainsi qu’une composition « consensuelle équilibrée de la CENI ». Pour contester la composition actuelle de la CENI ils évoquent l’APG qui selon eux préconise « une composition paritaire de la CENI à raison de 5 membres pour la majorité parlementaire, 5 pour l’opposition parlementaire, 3 pour les partis extraparlementaires, 3 pour la société civile et 1 membre de l’administration ».
Fidèles à leur discours alarmiste ils accusent le régime en place de rejeter la composition de la CENI telle que prévue par l’APG au profit d’ambitions électoralistes. Ils reprochent également au ministre Bawara de vouloir manipuler la CENI pour servir les intérêts du parti au pouvoir.
Cette dernière offensive de l’opposition pousse à réfléchir sur l’efficacité de ses stratégies. Il parait curieux que ces partis d’opposition accablent aujourd’hui la CENI de vives critiques alors qu’ils ont maintes fois décliné les invitations au dialogue pour discuter des modalités d’organisation de l’élection.
Le CST après avoir sollicité ses militants pour battre les pavés au cours de marches hebdomadaires cherche aujourd’hui à rattraper le temps perdu en exigeant des décisions qu’il aurait pu négocier dans un cadre de dialogue. D’ailleurs la suspension des activités de la CENI sans aucun palliatif pourrait affecter le calendrier électoral puisque le processus électoral a été engagé avec les tests de sélection pour le recrutement de 3000 opérateurs de saisie.
De plus, il y a lieu de prendre en compte les paramètres juridiques, c'est-à-dire les dispositions du code électoral. Ce code prévoit que les membres de la CENI restent en fonction jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau bureau.
Quant aux accusations adressées au ministre Bawara, l’opposition devrait penser à en fournir des preuves concrètes dès lors qu'elle a été désavouée par Extase Akpotsui, membre de la CENI qui s’est inscrit en faux contre les déclarations du CST et de la coalition Arc en ciel. Quant au ministre il a rejeté les accusations, les qualifiant d'affabulatoires. Contrairement à l'opposition Gilbert Bawara considère que cette CENI "est valide et peut continuer à opérer légalement comme le prévoit le code électoral".
J'espère en tout cas que les responsables politiques sauront aplanir les divergences sur le sujet pour un processus électoral apaisé.